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20-21 Mai 2017 : 24Thlon de l'INSA

Publié par Dominique G. (FRA 074) dans le blog Dominique G. (FRA 074). Nombre de vue: 554

Cette année est pour moi plus axée vélo et triathlon, pour laisser mon dos se refaire une santé après trop de très longs trails l'an dernier. En vue de me préparer à l'Embrunman , je me suis inscrit au triathlon de 24h de l'INSA sur le campus de Lyon/Villeurbanne.

Retour vers mes années d'étudiant :
Dans les années 70, alors que j'étais étudiant sur ce campus de la Doua, j'avais participé à un nouveau défi : les 24 heures de l'INSA à vélo. A l'époque, nous avions fait çà "pour déconner", avec des potes aussi peu sportifs que moi, en tandem, juste pour le fun. Plus de 40 ans plus tard, ce défi existe toujours, mais c'est devenu une grosse organisation : les courses de 24H peuvent maintenant se faire à vélo, à pied, ou en triathlon. en solo ou en équipe. Il y a aussi plein de concerts, et la partie festival de musique pris l'ascendant sur la partie courses.

N'ayant jamais couru d'Ironman, je me suis inscrit en triathlon solo, pour m'habituer au long sans objectif de distance. Pas de pression donc : il faut juste nager 4 heures, rouler 14 heures, et courir 6 heures.
Départ à 14:00 le samedi, fin de l'épreuve à 14:00 le dimanche.

Me voici donc revenu sur "mon" campus, pour vivre cette nouvelle expérience.

Samedi 14:00, natation : pas de miracle, mais je tiens les 4 heures.
J'appréhendais particulièrement cette session de natation, car c'est mon point faible. J'ai appris à nager à presque 50 ans, et malgré mon entrainement régulier en club, j'ai une très mauvaise technique. Je n'avance pas et je me fatigue très vite. En général, les crampes arrivent en moins d'une heure. L'objectif est ici de valider que je peux tenir plusieurs heures, car pour mes 3,8 km à l'Embrunman, il me faudra environ 2 heures.

On est dans la piscine de 25m du campus, donc sans combinaison, mais avec la possibilité de s'arrêter régulièrement.J'effectue des blocs de 200 m environ, entrecoupés de petites pauses pour reprendre mon souffle, et parfois plus longues, le temps de boire, voire de grignoter, ou de faire quelques pas pour aller aux toilettes. On est 5 par ligne d'eau, et je suis sans doute le plus lent : je me fais doubler sans arrêt. Mais j'arrive au bout des 4 heures sans les crampes tant redoutées, que j'ai réussi à maîtriser. J'effectue ainsi 7,3 kms (146 tours de 50 m) .

Samedi 18:00, vélo : ça roule bien jusqu'à la chute.

Vu les temps de courses, inutile de se speeder pour la transition. Je prends donc le temps de me doucher et de me changer pour partir en mode "cycliste", je suis bien à l'aise et après quelques tours, je m'aperçois que je suis plutôt parmi les rapides. Après presque 40 km, je me rends compte que je n'ai pas remis ma puce à la cheville après la natation ! Je fonce donc vers la table de chronométrage, ou on me dit : "Ha ! vous êtes le dossard 11 ? On a retrouvé votre puce à la piscine !". Heureusement mon compteur et mon GPS m'indique un distance quasi-équivalente de 38 km. mon comptage est donc actualisé manuellement, et je peux reprendre la course, sans avoir perdu ces 40 bornes...

Après chaque pause, je cherche un groupe qui roule à bonne allure pour m'y greffer, et on tourne ainsi en pelotons homogènes, en prenant plus ou moins régulièrement des relais pour mener l'allure. Le circuit fait un peu plus de 2 km, donc après quelques heures, on le connait par cœur. Heureusement car il est chaotique : revêtement de mauvaise qualité, nids de poules, chicanes et virages très serrés. La difficulté est permanente, ce qui oblige à rester très vigilant, surtout en roulant "roue dans roue".

Au milieu de la nuit, un concurrent que j'avais déjà repéré comme ne sachant pas rouler en groupe me fait une méga queue-de-poisson et m'envoie valdinguer sur le bitume. Le vélo fait un soleil, je tape la tête, le genou, la hanche. Je me relève hagard, certain que c'est fini pour moi, que ma roue est en 8 et que je suis bien amoché. L'autre à fait une grosse embardée, mais n'est pas tombé ... et ne s'est même pas arrêté ! Heureusement d'autre moins "sauvages" m'aident à me relever, à redresser mon dérailleur, à remettre ma chaîne, et s’enquièrent de mon état.

Je mets un bon moment pour reprendre mes esprits, et je vois que mon vélo n'est pas trop esquinté. Après une pause au ravitaillement pour me remettre, je passe au camion de la Croix-Rouge, ou je suis pris en charge. Plaies nettoyées, pansées, interrogatoire pour voir mon état, et ils me laissent repartir. Ça tire un peu, les premiers tours sont difficiles, mais ça repart, et au bout de quelques minutes, j'ai retrouvé mon rythme d'avant la chute. J'ai perdu pas mal de temps, mais je ne m'en sort pas trop mal.

Plus de 300 bornes au petit matin :

L'épreuve vélo dure 14 heures, de 18:00 le samedi à 8:00 le dimanche, donc en grande partie de nuit. J'ai fait plusieurs pauses ravito, et par 2 fois, je me suis allongé dans ma voiture pour me reposer quelques minutes.
En roulant à bonne vitesse, j'arrive à un total de 126 tours , soit un peu plus de 303 kms.

Dimanche 8:00, Un marathon en guise de petit déjeuner.

Comme toujours en triathlon, les premiers pas de course à pied lorsqu'on quitte le vélo sont démoralisants. Mes guibolles sont en guimauve, et j'ai l'impression que je ne vais même pas pouvoir faire un tour. Surtout que ça fait 18 heures que je tourne en rond : dans l'eau, puis sur mon biclou, et maintenant sur mes simples pattes ... Mais l'habitude de l'ultra reprend le dessus, et après un ou deux tours, j'ai retrouvé mon rythme, certes très lent, mais que je peux tenir longtemps.

Dans mes prévisions les plus optimistes, je m'étais dit que réussir 50 bornes sur ces 6 heures seraient une belle performance. J'avais fait 54 aux 6 heures de Challes-les-Eaux, mais il n'y avait que ça ! Je me rends vite compte que je ne pourrai pas atteindre cet objectif, et je révise mes ambitions en me disant que 40 me satisferaient. Le tour à pied fait environ 1 km, donc on se voit souvent avec les autres concurrents. Parmi eux, je reconnais Fred, un ancien du Team Raidlight, avec qui je taille la bavette régulièrement. Il est aussi en tri solo, et c'est lui qui remportera l'épreuve !

En approchant de mon objectif des 40 bornes, je vois que je suis toujours bien, et que mon allure baisse peu. La plupart des autres triathlètes solo marchent beaucoup, et même si mon rythme de course est hyper lent, je double pas mal. J'envisage donc d'aller chercher le marathon, et je gère au mieux le temps et l'énergie qu'il me reste sur les derniers tours, pour assurer de dépasser les 42 km. Je termine ces 6 heures de course en cravachant pour finalement arracher un 41ème tour, ce qui m'amène à 43,5 km.

Sur les 14 triathlètes solo, je termine en 4ème position, ce qui est inhabituel pour moi, mais ce format de course est aussi inhabituel, et les concurrents peu représentatifs des habituels "clients" d'un Ironman.
C'est une super occasion de faire du long, sans se mettre dans le rouge, et sans contraintes. Je n'ai nagé que 7 km, certains ont fait moins de 200 à vélo, d'autres ont couru moins de 30 bornes. A chacun selon ses capacités, le seul objectif : tenir 24 heures.

Pièces jointes:

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  • Frederic B. (FRA 069)
  • Franck A. (FRA 070)
  • Bruno P. (FRA 039)
  • Stéphane P. (FRA 029) #2
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  • Dominique G. (FRA 074)
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