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Compte-rendu de mon premier vrai triathlon !!!! YOUPI !!!

Publié par Eric B. (FRA 025) dans le blog Eric B. (FRA 025). Nombre de vue: 2093

Salut à tous,

Allez, c’est parti pour un petit compte-rendu de mon premier triathlon, ZE first one of my wonderfull life !

J’en ai rêvé et je l’ai enfin fait.

Petit ajout : ceci est le compte-rendu de l'épreuve 2014.
Pour l'épreuve 2015, suivre ce lien !

Bon alors, attention, hein, qu’on soit bien d’accord : c’est pas un ironman de dingues, c’est pas un déca ironman de folie… Non, c’est juste un mini triathlon même pas officiel, organisé autour de la piscine du village de Maîche, Haut-Doubs.

Ce triathlon a une saveur toute particulière : il est organisé par l’oncle et la tante d’un jeune Maîchois qui aurait eu 26 ans cette année et qui nous a quitté il y a deux ans déjà dans un gros accident d’alpinisme du côté du Mont-Blanc.

Matthieu– c’était son prénom-, excellent grimpeur et très bon montagnard était membre du club d’escalade Verticool, club dans lequel j’ai été inscrit de nombreuses années.
Voilà, Matt, c’était un super grimpeur, un super mec sympa, parti bien trop tôt, bien trop vite.
Tous les bénéfices de cette journée (qui était suivi d'un grand repas dans la salle des fêtes d'un village voisin) seront reversés à l'association Semons l'espoir.
Voilà donc l’histoire. L’épreuve s’appelle d’ailleurs le Tria-Matt, elle est plutôt confidentielle et l’idée est plutôt de faire la fête que de se tirer la bourre comme des fous.

Pas de classement (enfin, théoriquement et officiellement, juste pour éviter les tracas du certif médical…), pas de prise de tête : on est là dans la joie, la bonne humeur.:cool::cool::cool:

Le triathlon est moi, c’est une longue histoire : j’ai attaqué le sport par la natation, à l’âge de 6 ans environ. Jusqu’à presque 20 ans, j’ai nagé en compétition, à un tout petit niveau, mais disons que ça permet tout de même de se forger un cœur et des poumons.:rolleyes:

Puis dans les année 80/82, lorsque j’ai arrêté de nager, mon club de natation a monté une structure triathlon. C’était les débuts de cette discipline mais déjà une chose me barrait la route : la natation !:eek:

Hé oui, comment expliquer cela ?

Presque 14 ans de compétition et voilà un grand gaillard comme moi incapable de foutre les pieds dans un lac pour nager 50 mètres. J’ai une espèce de phobie de l’eau vive et il est inconcevable, pour moi, d’aller nager en mer ou en lac loin du bord.

C’est bête, hein ?:oops::oops::oops::oops:

Donc voilà, je me contente de regarder cette discipline de loin, de rêver que je pratique mais sans pratiquer.

Et puis là, à côté de chez moi, une bande de copains organise en mémoire à un ami disparu un triathlon en piscine !!!

Je n’hésite pas un instant : je m’inscris, j’inscris ma femme (ben oui, faut bien s’amuser un peu en famille) et c’est parti pour le tria Matt !

Première étape : dépoussiérer le VTT. Oui, parce que le vélo sera VTT. Je monte au grenier chercher mon vieux F700 SL Cannondale qui n’a pas vu le soleil depuis … hou là, longtemps ! je déloge les araignées, je fais un petit coup de nettoyage, de graissage et hop, me voilà avec un biclou prêt à affronter les pires conditions.

Le jour J arrive est pour bien faire les choses, le matin de l’épreuve, je refais le graissage des chaînes. Sauf que j’oublie que l’huile, ça coule et après avoir vider deux burettes sur chaque vélo, je me rends compte que les jantes arrières sont pleine d’huile.

Ha ben cool, super, ça va bien freiner un vélo comme ça : patins et jantes bien huilés , au moins, ça ne couinera pas !!!!!!!:D:D

Je ne dis rien à ma femme, elle s’en rendra bien compte au moment de freiner… je suis taquin, j’aime bien faire des surprises.:cool:

Arrivés sur place, il y a déjà foule. On se croirait sur l’Embrunman ! Il y a du matos partout, des vélos qui valent plus chers que ma voiture, des mecs taillés comme des statues grecques et des nanas affûtées comme des lames de rasoir… hou là là ! Ma femme se met à flipper (enfin, elle aime bien les statues grecques mais elle se demande surtout dans quelle galère je l’ai embarqué !) et moi, je n’en mène pas large non plus.

On file vers l’accueil récupérer nos numéros de dossards. On m’accorde le 13 et là, je me dis qu’avec un numéro pareil, ce n’est même pas la peine de prendre le départ : je vais me noyer dans la piscine, crever les deux pneus du vélo, perdre les semelles de mes pégasus… Bref, je stresse et c’est pas bon pour la suite des événements tout ça !

Ho et puis après tout, à quoi bon stresser : il fait un temps magnifique, pas un souffle d’air, une température estivale, je retrouve plein de copains pas vus depuis bien longtemps… C’est un jour de fête et on n’est pas là pour se prendre la tête ! ;)



Bon, alors, voyons voir : maintenant faut installer son matos.

Il y a d’immenses râteliers en bois pour poser les VTT. Je me rends compte que tout le monde, ou presque, a mis son vélo de façon à être obligé de faire une marche arrière au départ.

Non mais les gars, faut réfléchir un peu avant d’agir. Si vous savez pas faire, faut demander ! hein ! sans rire ! C’est quand même pas compliqué de foutre son vélo en marche avant.:eek:

Alors voilà, je vous montre. Profitez, c’est gratuit pour cette fois ! Allez : on incline le VTT, on passe la selle sous la barre en bois et hop on la pose délicatement sur cette même barre et voilà. Le vélo est dans le bon sens, prêt à partir !

Enfin chacun son truc, si les gens veulent se prendre la tête à manœuvrer dans tous les sens, c’est leur problème, pas le mien !

Bon je regarde un peu à droite à gauche et je me rends compte que personne n’a, sur son vélo, de quoi réparer une éventuelle panne.

Nan mais les gars, je rêve là ! J’hallucine ! Faut tout leur expliquer aux cadors ou bien ? :eek:

Regardez, moi j’ai tout ce qu’il faut ! Hé oui, sous ma selle, j’ai une belle sacoche avec dedans.. heu qu’est-ce que j’ai la-dedans… voyons voir… j’ai un jeu de 12 clés allen en acier forgé, deux chambres à air, une boîte de rustines avec de la colle, trois démonte-pneus en acier trempé, un dérive chaîne en fonte.. une vraie trousse à outils de professionnel qui pèse quoi… hummmmm disons, dans les trois kilos. :eek::eek::eek::eek:

Quand je pense qu’il y a des mecs qui ont bossés pendant des mois entiers à faire tourner des calculateurs ultra puissants pour gagner 12 grammes sur un VTT et que des blaireaux comme moi colle 12 kilos de matos inutile dessus, ça énerve un peu, non ?:p:p

Mais allez, je la laisse cette trousse à outils parce que j’ai le numéro 13 et je peux crever 10 fois, j’ai de quoi réparer… ha ha ha !! malin le gars ! trop malin !:cool:

Bon, c’est pas le tout mais ça va être l’heure de décoller. Mon épouse a installé son vélo comme le autres, en marche arrière. Je ne cherche même pas à lui expliquer, elle va encore me dire que je suis plus malin que les autres, avec son air moqueur..:rolleyes:

Bon, aller, direction les vestiaires. J’organise ma transition piscine/ vélo (purée, je cause comme un pro là ! on dirait que j’ai fait ça toute ma vie !) : je trouve une place libre avec trois porte-manteaux. Sur le premier, j’accroche un slip (propre hein, quand même !), le second, un cuissard de course à pied raidlight et sur le troisième, un beau maillot performer manches courtes. Puis direction la piscine en maillot de bain où le départ va être donné bientôt, juste après le petit briefing sous le soleil !

Enfin ça y est, nous voilà dans l’eau. Déjà, là c’est pas cool : nous sommes environs 8 par ligne d’eau, ça va être une vraie tuerie. Heureusement, au briefing l’organisateur a insisté : on nage à droite ! c’est pas compliqué ! comme sur la route.

Bon, je suis chaud, fin prêt, le départ est imminent. Pas de plongeon : on part dans l’eau. En tant qu’ancien nageur de compétition, je m’apprête à prendre un départ canon pour être tranquille et pouvoir allonger un peu. Je prévois 4’15’’ / 4’20’’ sur les 300 m de natation.

Soudain, POOOO, coup de trompe et c’est parti. Quoi ? bordel, c’est parti mais je suis en train de nettoyer mes lunettes ! Haaa la vache ! :eek::eek::eek::eek:

Un petit gars (c’est comme ça qu’on va l’appeler parce qu’il va revenir souvent celui-là !) et parti comme une bombe ! J’enquille derrière tout en mettant mes lunettes de travers. Purée que c’est dur !:confused:

Au bout de 7 secondes j’ai déjà 3 litres d’eau par verre de lunettes. Au bout de 15 secondes, la piscine jusque là très calme s’est transformé en Cap Horn ! les Quarantièmes Rugissants ne sont pas loin ! il y a des vagues de cinquante centimètres, ça tabasse dans tous les coins. Au bout de 20 secondes, j’ai bu 5 litres d’eau mais j’ai réussi à enfiler mes lunettes. Le petit gars devant s’essouffle déjà, on a fait un premier virage où j’ai failli me l’encadrer de face et sur le retour, je ne peux pas le doubler parce que les autres nageurs arrivent droit sur nous.

Bon, tant pis, je vais prendre mon mal en patience. Je décide de la suivre et avant le virage des 75 mètres, on a déjà rattrapé les derniers de notre ligne. Pour une tuerie, c’est une vraie tuerie. Le petit gars commence à doubler, je me colle derrière, je prends des coups de pied, je donne des baffes, on passe en force, on est obligé de brasser pour voir où on va et où on est, les spectateurs massés autour du bassin hurlent… c’est du délire ! :eek:

Je ne lâche pas d’une semelle mon petit gars et on continue à doubler des concurrents. Enfin voilà, ça y est, dernière longueur : arrivés au mur hop, on sort de l’eau. j'ai du mettre pas loin du double de temps prévu initialement !

Deux mecs sont déjà sortis : les deux maîtres-nageurs qui se sont inscrits. Quelque part, c’est rassurant de savoir que les maîtres-nageurs nagent plus vite que toi !!! :D:D:D:D

Je file vers les vestiaires. Pendant la natation, je me suis rejoué le scénario de la transition et je suis fin prêt. En une seconde, le maillot de bain est enlevé. Dans l’excitation, je tire sur le slip qui reste accroché au porte-manteau. J’entends un crac scritch bizarroïde o_O et je me rends compte que j’ai tiré un peu fort : le slip est ouvert en deux. C’est pas grave, je l’enfile quand même mais je crois que c’est inutile : toute ma quincaillerie pendouille à travers le gros trou que j’ai fait.:D

Bon aller, faut que je me calme. Délicatement, je récupère le short, je l’enfile. Idem pour le T-shirt. Voilà, allez, je cours vers le vélo. Je sors du bâtiment et MER..E j’ai oublié mes chaussures et chaussettes que j’avais posées juste derrière la porte. Demi-tour, je rentre dans le bâtiment. Du coin de l’œil, je vois que l’un des deux maîtres-nageurs est parti à VTT. Le petit gars avec qui j’ai nagé est lui aussi en train de partir.:eek:

Je saute dans les chaussettes puis dans les chaussures, j’enfile les gants et les lunettes de soleil et je fonce vers le vélo.

Et là, je comprends tout de suite pourquoi tout le monde a mis son vélo en marche arrière. Le mien est coincé entre tous les autres : je ne peux pas le sortir. o_O

Nan mais quel C%N !! Quel C%N !

La selle est trop haute et elle ne passe pas sous la rambarde en bois. Je ne peux pas incliner le vélo parce qu’il est cerné par d’autres vélos … HAAAA ! Agir, vite, il faut agir !:mad::mad::mad::mad:

Je décide de passer en force. Je bouscule les autres vélos, je pousse, je bourre, j’arrive à incliner le mien et en forçant à mort, hop, ça passe. Pas de bol, la grosse sacoche d’outils sous ma selle s’accroche au guidon du vélo voisin qui commence à basculer.:eek:

Ca y est, je me vois dans « les bronzés font du ski » avec la pile de skis qui tombent. Là ça va être pareil ! le carnage ! je vais foutre en l’air tout le bazar ! Au secours !! Aidez-moi !! :confused:


Bon finalement ça se termine bien. Je tiens mon VTT avec les dents, de la main droite, je rattrape le premier vélo pendant que du pied gauche j’en raccroche un autre… Allez, GO GO GO !! faut y aller maintenant, assez joué !

J’ai eu le temps de foutre le feu au parc à vélos et pas un seul autre concurrent n’est encore sorti !

Qu’est-ce qu’ils foutent là-dedans ! ils se sont tous noyés ? j’ai verrouillé la porte de la piscine sans faire gaffe ?

Je monte sur le VTT et c’est parti à fond. Et j’entends hurler : LE CASQUE !! LE CASQUE !!

Ben quoi le casque ?

Ha oui, le casque !

Non mais quel C$N !!!

Dans ma bagarre le casque est resté par terre. :mad::mad:
Freinage d’urgence… Bordel, y’a de l’huile plein la jante arrière : ça freine pas, le vélo accélère même. :eek::eek:
Blocage de la roue avant, demi tour catastrophe et je retourne chercher le casque. Voilà, ça y est, j’ai tout, je peux rouler. Je démarre en trombe quand une horde de types en furie déboule dans le parc à vélos. Ça va être la guerre ! Vite il faut décamper d’ici !

Bon, voilà, maintenant, je ne me pose plus de questions. Je fonce. Ca descend. Cool ! enfin, moins cool quand on sait que le retour se fait par le même endroit ! et encore moins cool quand on sait que je n’ai pas de freins et qu’on arrive directement sur une grande route !

Traversée du lotissement, traversée de la première route –heureusement il n’y a personne - et en face ça remonte sur une espèce de piste bien damée. Je vois au loin l’un des maîtres-nageurs et le « p’tit gars » de ma ligne d’eau.

J’ai la caisse, ils ne sont pas loin, il y a 11 km de VTT et j’ai décidé d’envoyer les watts. Je bloque ma fourche pour gagner de l’énergie (vive Cannondale !) je colle la grosse plaque et j’attaque la côte en danseuse. Très vite, je gagne du terrain et remonte sur les deux premiers cyclistes. J’imagine qu’il y en a encore un loin devant car je suis sorti quatrième de l’eau.

En haut de la côte, le vide est comblé : j’ai rattrapé les deux types. Le petit gars passe devant et j’enchaîne. Le maître-nageur n’est pas maître-pédaleur : il est cuit mais il a le temps de me dire qu’il n’y a personne devant lui !!!!!!!!!!!!!!! ????? mais où est passé son acolyte ? o_O

Nous voici donc aux avants-postes. Première difficulté : un passage aménagé. Sur 11 km nous en auront une bonne douzaine à franchir.

Le petit gars devant n’est pas très adroit sur son vélo. Il saute à terre et passe le portillon à pied. Comme le grand portail est ouvert et que je suis un gars malin (voir plus haut !):rolleyes: , je décide de passer tout droit sauf que je me rends compte au dernier moment que le portail est… ouvert mais couché par terre. Si je passe sur les barbelés, je vais crever les deux pneus !

Freinage d’urgence, ça freine pas alors je saute du vélo en marche, le soulève et franchis la barrière tranquillou.. ou presque. Je n’ai pas vu qu’un fil était plus haut que les autres et s’est accroché à une pédale.:eek::eek::eek::eek:

Je suis vite rappelé à l’ordre : le VTT reste bloqué sur place pendant que moi, je continue ma course. Je me rattrape comme je peux,:confused: retourne en arrière et décoince la pédale.

Non mais quel C$N !!! :mad::mad::mad::mad:


Le maître-nageur en profite pour me repasser devant le nez.

Pas de problème, je remonte sur le vélo et c’est reparti pour de nouvelles aventures.

Nous sommes maintenant sur une partie bien grasse et technique. Au moment où je me prépare à doubler à nouveau mes deux concurrents directs, un avion de chasse passe à côté de moi. Celui-ci, je ne l’avais pas entendu venir ! Il va m’enrhumer rien qu’avec l’air qu’il a déplacé !

Argh !! Je ne savais même pas qu’on pouvait aller aussi vite avec un VTT !

Allez, faut pas se laisser distraire !

Je décide de m’accrocher.

Je double Monsieur maître-nageur et Monsieur p’tit gars et je reste collé aux basques de l’avion. Mais vite je me rends compte que c’est impossible. Ce type va bien trop vite pour moi. L’écart se creuse graduellement. Et je n’ai pas envie de me coller en zone rouge car il y a encore du chemin à parcourir. Le parcourt « course à pied » est velu, avec un bon D+. j’aurai le temps de revenir plus tard !

Le type s’éloigne donc. Rien à y faire. Je continue à rouler fort. J’ai creuser l’écart avec « Petit gars » qui se débat dans les passages aménagés.

Arrive un bon coup de cul, pente courte mais bien raide. Je balance tout sur le petit plateau et là Cling Blang, o_Oo_O c’est la cata, je déraille.:mad:

Hop, arrêt d’urgence (les patins commencent à accrocher un peu !), je r’enraille et c’est reparti. Le petit gars en a profité pour me griller et un autre concurrent arrive derrière comme une balle de fusil. Hou ! ça devient chaud.

Nouveau passage aménagé. J’arrive à fond les manettes, je passe l’arrondi en ferraille, le vélo décolle et se repose brutalement quand j’entends SCLONG !o_Oo_Oo_O

Bordel, j’y crois pas : ma caisse à outil vient de se faire la malle ! Il faut que je la récupère : j’ai mis mes clés de voitures dedans. Elle n’était déjà pas assez lourde alors j’ai rajouté les clés de voiture avec le porte-clé en bronze de 5 kg…

Non mais quel C$N !!!:mad::mad::mad::mad:

Pas le temps de remettre la sacoche : je la scotche comme je peux autour de la tige de selle avec le bout de velcro. Elle va pendouiller comme ça et me taper dans les cuisses jusqu’à l’arrivée…

Non mais quel C$N !!! Non mais quel C$N !!! Non mais quel C$N !!! Non mais quel C$N !!!:mad::mad::mad::mad:

Arrivée au-dessus d’une petite bosse. Devant, un grand portail ouvert me tend les bras mais du coin de l’œil, je devine le petit gars qui s’enfile à gauche dans la forêt sur un single bien gras. Je serre les freins, bascule à gauche et enchaîne. J’ai perdu du temps et quatre cyclistes sont maintenant devant moi.

J’appuie un peu mais ça patine. Pas grave, je refait mon retard et bientôt, j’arrive sur le groupe. Le premier, l’avion de chasse est très loin devant. On ne le voit plus.

Enfin une piste correcte qui nous mène jusqu’à la route de retour en montée.

Je reste collé au groupe avec, à chaque tour de pédale, un coup de cuisse dans la sacoche… GRRRR !:mad::mad::mad:



On arrive sur le grand parking. Je vois le premier (l’avion de chasse) qui part déjà en course à pied. Rapide le gaillard !:eek:

Mais la course, c’est mon truc. Le parcourt est pentu et typé trail. Ca me convient !:cool:

Allez, GO : je pose le VTT, enlève casque, et lunettes, je galère avec les gants.

Je saute dans les baskets et Scrouitch o_Oo_Oo_Oo_O…………. Une grosse douleur mollet droit. Limite crampe. Tant pis, pas le temps de réfléchir. Je me lance à l’assaut de la première pente en boitillant et en restant ne-dessous du tempo prévu. Il y a 6 km avec pas loin de 250 m de D+ (estimé au pif !!) dont la majeur partie sur le début. Ça va saigner !

Petit à petit, la jambe droite se détend. Je trouve le rythme. Nous sommes en forêt, il fait super chaud. Dans la première descente, j’ai mis un vent au groupe avec lequel je me trouvais. Reste loin devant « l’avion de chasse ».

Je ne faiblis pas et je continue à m’accrocher lorsqu’au détour d’un virage, je le vois, environ 200 m devant moi. Cool !

Je reviens sur lui. Allez, accélération. L’aiguille du compte-tours n’est pas loin de la ligne rouge. Je me rapproche. Le type se retourne régulièrement, c’est bon signe : il est fatigué et se demande s’il va tenir. Je suis le chasseur et lui l’avion chassé !


Ça monte, ça descend, et l’écart se maintient. Ce type a des yeux dans le dos, c’est pas possible ! Quand j’accélère, il accélère ! :eek:

Nous approchons de la ligne d’arrivée. Une grosse dernière bosse, un replat et encore une bosse avant d’arriver sur le parking de la piscine. Je n’aurai pas pu l’approcher de moins de 100 m.

Je suis donc second à trente secondes du vainqueur. Second mais super heureux d’avoir bouclé mon premier triathlon. :)

Je vais faire deux ou trois kilomètres de footing très light histoire de récupérer, je regarde arriver les concurrents les uns après les autres, j’applaudis ma femme qui en termine, petite douche, causette avec les copains, petite bière et soudain, l’organisateur vient me voir…. Et m’explique qu’en fait, c’est moi qui ai gagné. En effet, « avion de chasse » lui a dit, de façon très claire, qu’il s’est trompé de parcourt et qu’il a rattrapé la route au niveau du grand portail qui nous tendait les bras !

Il n’a pas vu le balisage rouge qui emmenait à gauche dans la forêt. Il a donc coupé une partie du parcours vélo et, de façon très honnête, s’en est expliqué avec l’organisateur. Et là, je dis bravo, félicitations mon cher Monsieur.

Et tenez-vous bien : cet avion de chasse est un petit jeunot de 16 ans :eek::eek::eek::eek::eek::eek::eek:
Lui, il a de l'avenir !

Je suis donc déclaré vainqueur, à ma très grande surprise, de ce chouette triathlon…


Bilan de la journée : 300 m de natation 11 km de VTT et 6 km de course à pied en 1h04 et j’emporte avec moi la superbe cloche du challenge Tria MATT.
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Le challenge est simple : il suffit de remporter 3 fois de suite le triathlon pour garder définitivement la cloche !

Et ben je vous le dis, ce n’est pas gagné ! :oops:


Ha oui ! dernier détail : en revenant vers ma voiture pour accrocher les vélos, devinez quoi : j’ai trouvé par terre ma pompe à vélo qui a du se décrocher lorsque j’ai descendu les VTT du porte-vélos. :p:p:p:p

Et bien heureusement que je n’ai pas crevé : j’avais de quoi réparer mais pas de quoi regonfler..:rolleyes::rolleyes:



Quel C$N !! Nan mais quel C$N ! :mad::mad::mad::mad::mad::mad:
  • Stéphanie R. (FRA 068)
  • Eric B. (FRA 025)
  • Serge D. (FRA 018)
  • Raymond B. (FRA 038)
  • Guillaume L. (FRA 070)
  • Bruno F. (FRA 095)
  • Raymond B. (FRA 038)
  • Eric B. (FRA 025)
  • Célia F. (FRA 077)
  • Florian P. (FRA 071)
  • Franck A. (FRA 070)
  • Eric B. (FRA 025)
  • Eric B. (FRA 025)
  • Michel B. (FRA 084) #4
  • Florian P. (FRA 071)
  • Eric B. (FRA 025)
  • Nicolas R. (FRA 065)
  • Daniel B. (FRA 073)
  • Florian P. (FRA 071)
  • Daniel B. (FRA 073)
  • Hélène F. (FRA 005)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Thomas C. (BEL 4000)
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