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CR Endurance Ultra Trail des Templiers 2018 - Jamais deux sans trois.

Publié par Franck L. (FRA 012) dans le blog Franck L. (FRA 012). Nombre de vue: 346

Les Templiers c'est mon week-end de retour aux sources.

Il y a maintenant 5 ans, le Vendredi 25 octobre 2013, je terminais mon premier trail de 100 bornes sur l'Endurance Ultra Trail des Templiers en 17h01. Une aventure partagée et un excellent souvenir, une aventure intérieure qui en amènera d'autre.

L'an dernier, 2017, je réitère le parcours aux côtés de mon frère où l'on terminera main dans la main après plus de 20h ensemble.

Pour moi l'Endurance est un défi personnel mais désormais ma petite ballade intérieure...

Cette année, c'est fin août que je me décide, en voyant plein de dossard en vente. Je n'ai pas longtemps résisté et en dégote un rapidement, en trois coups de mail auprès d'un alsacien malchanceux.

Après l'Ultra du Vercors qui était mon objectif 2018, l'Endurance arrive comme une petite cerise de fin de saison. J'attends donc avec impatience le départ vendredi matin à 4h15, ce 19 octobre 2018.

Le parcours a été remanié sur les 40 premiers kilomètres et ce devrait être un excellent cru.

Une préparation progressive sur l’ensemble de la saison et deux derniers mois bien gérés en terme d’intensité et de régularité.



Vendredi 19 octobre 2018 - 2h45.

C’est donc plutôt serein d’esprit que je me lève ce vendredi 19 Octobre 2018. J’ai bien dormi, chez mon frère, à moins de 3 kilomètres du départ.

Cette proximité avec le site m’avait décidé la veille à partir en courant pour rejoindre l’arche de départ. D’une pour éviter de prendre la voiture et me retrouver dans les bouchons puis galérer à trouver une place de stationnement. De deux, parce que j’ai prévu de me positionner au-devant du peloton et de partir « vite » afin d’éviter des bouchons éventuels. L’an dernier, j’avais estimé une perte de 45 minutes à attendre dans ces bouchons créaient au droit des passages plus ou moins techniques.

C’est donc à 3h30 que je pars pour ce petit footing qui m’aura permis de m’échauffer et de faciliter ma mise à feu sur les Causses. Arrivé à 3h50 sur le site, je suis surpris du monde déjà présent et je suis un des derniers à me positionner dans le premier sas.. Je suis à peine 5 mètres devant la rubalise.

En effet, nouveauté, cette année, deux sas son mis en place. Un premier sas qui part à 4h15, le second à 4h20. Seulement 5 minutes d'écart qui doivent permettre de diffuser le peloton et donc, limiter les ralentissements.. CQFD

J’enlève mon coupe-vent, il fait plutôt doux et mes manchettes sont suffisantes pour attendre sans prendre froid. Je ne regretterais pas ce choix.

4h15, après 20 minutes d’attente dans le sas, quelques animations des deux speakers, la musique d’Era est lancée, toujours magique, quelques larmes, j’entrevoie les fumigènes rougeâtres et c’est (re-re)parti pour plus de 100 kilomètres.

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KM0 : Nous sommes 1250 au départ (pas vu de chiffre officiel). Comme prévu, je commence à remonter le peloton. Doucement mais surement. En plus, j’ai de bonnes sensations dans les jambes. Tout est au vert. J’ai vraiment pas de difficulté à remonter des dizaines de coureurs plutôt sur la réserve, ce qui est normal pour ce type de distance.

C’est d’ailleurs la première fois que je m’impose un tel rythme. Je passe les deux premiers kilomètres en moins de 10 minutes (y compris 1 minute pour sortir du sas…). Je suis en forme.

Alors que je pensais monter à Carbassas par la route, on bifurque vers le chemin du Mas de Trauque, un sentier en terre assez large. Ce que je n’avais jamais fait, je maintien mon rythme et cours en montée jusqu’au petit single étroit.

Je conserverais ce rythme soutenu jusqu’à la côte de Carbassas. Là, pas de miracle, je monte en suivant. Je suis un peu déçu de la moitié des coureurs qui, à contraire du règlement, montent en s’aidant avec les bâtons dépliés… C’est vraiment gênant pour tout le monde dans cette portion… Bref.

Haut de côte en 51’ depuis le départ, record perso. 460ème au passage.

KM6 : Je déroule en conservant mon rythme sur les 5 kilomètres de Causses. Je commence à marcher des portions trop prononcées.

Arrive vite la descente sur Paulhe, plutôt technique au départ, qui occasionnera un micro bouchon d’à peine deux minutes. Mais je suis dans le devant du peloton même si j’ai perdu une cinquantaine de place depuis Carbassas. Donc niquel.

La descente se passe très bien. Je cours bien sans entamer mes réserves, je poursuis le coureur devant moi sans problème et j'en double dès que la largeur le permet.

KM14 : Arrivé au premier ravitaillement à Paulhe. 1h40 – 507ème. Ayant pris assez d’eau pour aller jusqu’à La Cresse, je ne m’arrête que pour boire un verre de Saint Yorre et repartir aussi tôt.

L’ambiance est désertique dans le village, je me retrouve seul… Mais vite rattrapé lorsque l’on attaque la deuxième difficulté. La montée à la Croix de Paulhe. Une des ascension les plus raides de la journée. Tout le monde est frais et donc ça double dans tous les sens jusqu’à un single où je prends mon rythme. Je laisse passer quand le sentier s’élargi mais à chaque fois, ce sont 4 ou 5 coureurs qui me passent et que je rattrape plus haut. Je reste dans le vrai sans me crâmer.

Montée niquel, on rejoint le superbe sentier en balcon au-dessus du Tarn mais que l’on n’a pas la chance d’admirer. Il fait encore bien nuit. Tout le monde court entre les buis et les chênes et j’en fais de même. Arrive rapidement la descente sur La Cresse que tout le monde gère plutôt très bien. Celle-ci n’est qu’une formalité.

KM22 : Ravitaillement en eau de La Cresse. 2h57 – 541ème. Places perdues au détour d’une petite pause. Je prends le temps de remplir mes gourdes car la prochaine portion sera plus longue jusqu’au Rozier.

Départ prudent pour manger un morceau de barre aux amandes tout en m’hydratant. Puis remise en jambe douce sur un profil qui le permets. Cette montée ne présente pas de difficulté particulière, la pente est raisonnable, le terrain facile et le profil régulier.

Rien de mieux pour commencer à profiter des premières lueurs du jour avec une vue superbe sur les falaises du ravin des Fons. Et le haut du Causse Noir se dessine avec ses pins où l’on s’engouffre pour cavaler de nouveau à un rythme plus soutenu. Première photo du levé du soleil sur une clairière dans son réveil.

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Des chemins forestiers larges et roulants aux faux plats montants et descendants qui permettent de gagner du temps jusqu’au Sonnac et ainsi de commencer à descendre et se rapprocher de Peyreleau. Le tout sur un fond de Cévennes superbe, le soleil laissant deviner le Mont Aigoual et les Gorges du Tarn et de la Jonte que nous piétinerons très bientôt.

C’est un sentier de tout beauté, monotrace roulant et technique à la fois, alternant les points de vues sur un profil descendant régulier, je me régale sur cette portion que je ne connaissais pas.

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Arrive Peyreleau que l’organisation nous fait traverser, puis le pont sur la Jonte et l’arrivée au Rozier. Bonjour les Gorges du Tarn, à tout à l’heure le Causse Noir (du moins je l’espère) et bonjour le Causse Méjan.



KM34 : Ravitaillement complet du Rozier. 5h07 – 600ème. J’ai perdu beaucoup de place sur la partie roulante autour du Sonnac où les premiers coureurs du second sas ont commencé à me reprendre.

Je prends du temps à se ravitaillement car je sais que la prochaine portion jusqu’au Truel (18km / 1000m+) est longue et peu rapide. Le portion est casse patte et le profil très irrégulier, cassant. Je range ma frontale, mon buff et mes manchettes et j’enfile ma casquette. Il fait maintenant très beau et un grand soleil va désormais nous accompagner. Compote, St Yorre, coca, figolu J et enfin remplissage de gourde. Je pose mes bâtons pour les faire remplir et je repars.

En repartant je croise Louise une amie avec qui ont échange quelques mots de sympathie puis… je m’aperçois que je n’ai pas mes bâtons… Demi tour express et quelques centaines de mètres de plus pour les voir toujours au même endroits, soulagé.

Cette fois ci, c’est bel et bien parti, recoucou à Louise et je démarre le léger faux plat montant jusqu’à Cinglegros. Un chemin assez large, très roulant et régulier, où la plupart courent. Perso j’en garde sous la semelle et me mets en mode marche nordique. J’appréhende cette section… Je resterais quelques minutes à papoter avec Fred, une connaissance locale, qui me motive à le suivre mais il est bien plus fort et nous souhaitons bonne continuation.

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6 kilomètres d’à peu près plat puis la troisième difficulté qui nous amène en haut du Causse Méjan. Montée raide où je commence à sentir les heures d’efforts soutenues du début de course auxquelles je ne suis pas habitué sur ce format. Je ne me suis pas arrêté dans l’ascension mais je suis heureux de pouvoir m’asseoir sur un tronc d’arbre aussitôt celle-ci terminée. Une première pause salvatrice de quelques minutes puis direction le Rocher de Francbouteille où j’alterne marche et course sur un single très irrégulier fort sympathique.

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Passé le rocher, nous passons du côté de la Jonte où nous apercevons le Vase de Sèvre, curiosité géologique. Je m’arrête une nouvelle fois pour manger un bout et boire un peu. L’expression de chaque coureur arrivant à ce point est unanime « wouhaou !! ». C’est magnifique et je profite à fond de cet instant.

Vase de Sévre et son petit raidillon, vase de Chine, balcon du vertige. Ce passage est vraiment superbe. Exigeant à cette quasi mi-parcours mais réellement hors du temps. J’aperçois de l’autre côté de la gorge l’Hermitage Saint Michel, notre prochaine ascension.

Je suis seul au monde dans cette portion et j’entame la descente vers le Truel plutôt satisfait d’avoir passé cette portion sans trop de dégâts, au contraire ça va bien. J’aborde la descente en courant mais je rattrape vite un groupe de coureur au ralenti. Je décide de rester derrière pour conserver des forces pour la suite.


KM 52 : Ravitaillement complet du Truel. 8h41 – 702ème. J’ai perdu 100 places en 3h30 de temps. Les meilleurs du second sas m’ont dépassé dans la longue portion roulante avant Cinglegros et je touche là mon fond de course.

Je prends de nouveau le temps au Truel. Il commence à faire chaud donc je bois beaucoup et grignote ce que je peux. Premier café pour me réveiller que je boirais sur les marches d'escalier, tranquille, à l’entrée du ravito. Ravito bondé et peu approprié aux allées et venues des coureurs. Un point à améliorer pour ce nouveau ravitaillement complet.

Un rapide constat de mon état m’indique que ça va plutôt bien. Pas de bobo et le moral est bon. Plus qu’à aller à Saint André et le plus gros sera fait.

Départ du Truel en marchant histoire de digérer puis je longe la partie Sud de la Jonte sur un superbe sentier en bord de rivière. Heureusement à l’ombre, comme l’ensemble des montées de la journée, et comme la prochaine qui grimpe à l’Hermitage Saint Michel en deux temps. J’ai désormais mon rythme ultra et je commence à remonter du monde. En montée j’ai une bonne cadence et dès que l’on arrive sur le Causse et les chemins roulants, je trottine tout du long.

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Saint Jean de Balme est une formalité, La Roujarie également. J’aurais la surprise d’un nouveau tracé et petit détour dans les bois, juste avant le ravitaillement de Saint André.


KM 64 : Ravitaillement complet de Saint André de Vézines. 11h05 – 651ème. Quelques abandons au Truel et une bonne forme m’ont permis de remonter un peu la pente.

Je me refais un festin à Saint André et repars doucement. Je ne sais pas d’où ça vient mais j’ai l’impression d’avoir une gêne au quadri, comme une légère contracture. Et mon pied gauche me tire un peu. Je n’y prête pas trop attention. Je repars avec Gilles, un Voironnais avec qui on va se motiver et faire quelques bout de chemin ensemble jusqu’à la fin.

Passé Montméjan, mon quadri me gêne de plus en plus pour courir en descente et j’ai du mal à avancer sur une partie pourtant facile et roulante jusqu’à La Roque. J’alterne donc marche et trot comme je le peux.

KM 71 : Point d’eau à La Roque Sainte Marguerite. 12h25. En arrivant au village, je me dirige très rapidement vers les secouristes d’un air triste et apeuré. Ils m’enlèveront en une seconde un petit moucheron à l’œil gauche qui me gênait depuis quelques minutes. Sauvé. Un grand merci et une franche rigolade puis je vais m’arroser le visage d’eau et boire un coup, j’ai chaud et je me désaltère avant la dure montée à Pierrefiche.

Je retrouve Gilles avec qui ont se regroupe pour amorcer l’ascension mais je suis un peu dans le dur et je m’arrête cinq minutes dès le début de la montée pour admirer La Roque, et surtout faire une pause où je fermerais les yeux, assis, quelques minutes histoire de me ressourcer. J’essaye d’appeler Claire mais ça ne capte pas... Après avoir mangé un morceau, je repars avec la musique sur les oreilles.

Cette pause m’a fait un bien fou et j’ai vraiment reprise des forces. La fin de la montée se fera bien et sans mal. Dès le Causse atteint, je lâche le groupe avec lequel j’étais et cours vers le ravito de Pierrefiche. Heureux d’y arriver, ma gêne au quadri toujours là..



KM 75 : Ravitaillement complet de Pierrefiche. 13h20 – 665ème. Sans commentaire.

Dernier ravitaillement avant la nuit et Massebiau, mon Saint Graal. Je me fais un quadriptyque Compote/café/soupe/Saint Yorre du meilleur effet. Remet la frontale, mes manchettes, un nouveau buff.. Je suis paré pour la nuit qui devrait arriver d’ici une heure.

Et c’est reparti. Mais niveau moral c’est moyen. Je rappelle Claire qui cette fois peu décrocher. Je suis aux anges d’entendre mes deux chéries et ça me requinque comme jamais.

Je change la musique et je m’envole.. Du moins, je cours de nouveau malgré ma douleur au quadri et au pied gauche. Je marche dès que le profil n’est pas adapté et je cours.. Je rattrape du monde, je fais des pauses photos sur ces Gorges de la Dourbie que j’aime tant.

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Je suis dans un petit cocon à cet instant. Je sais où je suis et où je vais. Les couleurs du ciel tombant amplifient cette sensation de bien-être.

Dès qu’il y a un petit groupe, je double, dès que je le peux, toujours avec un petit mot sympa. J’arrive très vite à la Ferme du Pompidou, puis au fond du Ravin de Laumet. Je démarre une des deux ascensions situées avant Massebiau. Ça passe pas trop mal avec des pas réguliers, rythmés et de la patience. En haut, je double encore, on passe sous de belles falaises encore très légèrement éclairés par la fin du jour, c’est envoutant. La Pouncho au loin.

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Je tiens ce rythme jusqu’au Mas de Bru, où juste avant j’ai fait une dernière ascension en marche nordique de toute folie.

KM 87 : Ravitaillement liquide du Mas de Bru. 16h – 636ème. Au ravito du Mas de Bru, je ne m’arrête pas et c’est avec plaisir que je retrouve Gilles juste à sa sortie. On décide de finir ensemble, on a le même rythme désormais. On marche vite et on court jusqu’à démarrer la descente sur Massebiau. Elle n'est pas très technique mais il y a beaucoup de cailloux et de petits groupes se forment. On temporise derrière un puis on le double gentiment. Toujours avec de petits mots et en toute courtoisie. On réitère au moins deux fois puis sur la fin, le terrain n'aidant pas, on s'assagit en attendant d'arriver au ravitaillement. Sans faire attention j'ai distancé Gilles, euphorique que j'étais de rejoindre mon frère accompagné de ma belle soeur à Massebiau.

KM 93 : Point d'eau de Massebiau. 16h50 - 600ème. Ma forme depuis Pierrefiche m'a bien aidé à remonter un petit peu le peloton. Il ne me reste désormais qu'une ascension pour atteindre la Ferme du Cade puis le plus dur sera derrière.

Mais avant, petite pause. Je débrieffe avec mon frère et écoute ses conseils. Il a terminé l'Intégrale des Causses quelques heures plus tôt (9h30, chapeau Pierrot) et m'annonce une dernière descente glissante. Je ne m'attendais pas à mieux.

Gilles est arrivé peu après moi et nous repartons ensemble après avoir remplis nos gourdes. D'une entente commune, on se met chacun dans son cocon avec sa musique sur les oreilles. Mais dès les premier pas sur la montée, je sens que ce sera plus compliqué pour moi. Je me mets donc en mode endurance. Un pas par tempo de musique. Doucement mais sûrement. Une cadence régulière qui me permet de ne pas exploser. Certes je laisse des places en bas, mais j'en reprends en haut. Et surtout, je garde des forces pour la fin.

L'ascension s'est bien passée, mieux que je ne le pensais. Reste plus qu'à rejoindre Le Cade pour la dernière ligne droite. Mais c'est dur, je ne peux plus courir, trop mal au pied et le quadri raide.

KM 96 : Ravitaillement complet des Cades. 18h - 612ème. Perdu pas mal de place entre le ravito et la montée.

Je mange une soupe et bois de la Saint Yorre. Je ne veux pas m'arrêter longtemps et ressort rapidement. En sortant j'entend qu'on m'appelle. C'est Gilles que j'avais perdu qui me rejoins. Il repart de plus belle mais je ne peux le suivre, je suis scotché. Je lui indique d'avancer à son rythme car je suis en souffrance avec mon pied, je boite même. Première fois de ma vie de coureur que je souffre ce que j'imagine être une inflammation des tendons de la cheville. La faute à mes chaussures qui ne soutiennent pas assez ma voute plantaire. Je laisse donc partir Gilles seul vers l'arrivée.

Tant bien que mal j'avance en marchant mais surtout sur le plat, quand ça descend c'est moyen mais quand ça monte ça va bien. J'alterne un semblant de rythme jusqu'à l'antenne de la Pouncho où dans un dernier élan, je m'élance dans le toboggan jusqu'à l'arrivée.

Il y a de nombreuses personnes à l'arrêt car terrorisées par les glissades sur un terrain fait de rochers humides et de terre lissée par les passages précédents. Après une petite mise au point, je passe la plupart des bouchons et me fait un tout schuss jusqu'à la grotte du hibou que je passe seul, puis je passe la route.

J'ai des jambes de premières jeunesse et sais où je suis, je sais ce qu'il me reste jusqu'à la ligne d'arrivée. Je sprinte littéralement jusqu'à entendre le speaker, puis voir les lumières, les spectateurs, l'arche, je fonce, j’entends ma famille crier, les devine, leur tape dans la main et enfin, je franchi cette ligne tant attendu.

Pour la troisième fois, je termine l'Endurance des Templiers. Je suis vraiment heureux, soulagé d'en terminé et satisfait d'avoir pu donner ce que je pouvais sans trop de difficulté, en plein conscience.

Ma montre indique 104 kilomètres, 5100 m+, le tableau d'affichage m'annonce 592ème en 19h15'56".


J'aime cette course et ses paysages, cette ambiance si particulière qu'offre les Templiers. J'ai profité à fond de cette journée et je suis ravi de ce que j'y ai trouvé. Un instant plus ou moins seul avec moi même. Un instant à penser à certains, certaines, et envisager l'avenir, en profiter au maximum.


Merci pour vos encouragements, merci de m'avoir lu et à l'année prochaine...
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