1. Ce site utilise des "témoins de connexion" (cookies) conformes aux textes de l'Union Européenne. Continuer à naviguer sur nos pages vaut acceptation de notre règlement en la matière. En savoir plus.

Infernal Trail des Vosges 2016, Le compte-rendu, épisode 1

Publié par Eric B. (FRA 025) dans le blog Eric B. (FRA 025). Nombre de vue: 3031

Hello cher lecteur !

Voici un premier volet de mon compte-rendu "Infernal trail des Vosges 2016".

Je vous souhaite une excellente lecture...

Pour mémoire, vous trouverez ici l'ensemble de mes CR publiés sur ce blog... (un peu d'autopromotion n'a jamais fait de mal :D:D:D)

Allez let's go !

*****************************************

Infernal trail des Vosges : une longue histoire d’Amour !



L’Infernal Trail des Vosges et moi, c’est une longue histoire. Une longue et très belle histoire !

Je vous invite tout d’abord à lire – ou peut-être relire ! – mon compte rendu de la toute première édition qui avait eu lieu en septembre 2011.

Et puis tiens, si vous avez le temps, pourquoi ne pas aussi lire – ou relire ! – mon compte-rendu de l’édition 2012.

Et puis si vous vous ennuyez , pourquoi ne pas allez lire – ou relire – mon CR de l’édition 2015 ? Enfin, je dis ça comme ça, c’est vous qui voyez…

Et maintenant, puisque vous êtes là, et bien je vous laisse lire le compte-rendu de la toute dernière édition 2016, qui se courait le 9 septembre, toujours au départ du stade des Perrey de Saint Nabord, à côté de Remiront, Vosges…



Bon, allez, commençons par le commencement… Il est 3h00 du matin, le réveil sonne. J’ouvre un œil, puis deux (oui, car je n’ai rien d’un extra-terrestre, je suis comme tout le monde, j’ai deux yeux…:rolleyes:) et m’envoie un bon petit déjeuner. Tartinage de crème sur les pieds, tartinage de vaseline partout ou ça couine, puis habillage.


Pour ce qui est du matos, c’est tout simple :

Chaussures : Nike Pegasus en fin de vie

Short – type cycliste en fibres de bambou de chez raidlight

T-Shirt : Ultra Carrier-Shirt WAA, manches courtes

Sac : la dernière petite bombe de chez raidlight, le désormais fameux Responsive 8 litres… je le redis, je le répète et j’insiste lourdement : ce sac a enterré TOUT ce que j’ai pu utiliser jusque-là. 160 grammes à vide, un ajustage micrométrique sur le dos, du volume juste là où il faut…. Bref, indescriptible !

Frontale : Stoots Focus 2, là aussi une petite bombe de technologie… franchement, il faut aller découvrir ce fabricant français !

Dans le sac, matos obligatoire ultra light car la météo est annoncée caniculaire : veste MP+, couverture de survie, un buff, un peu de strap et de quoi grignoter des fois que les 11 ravitaillements annoncés ne soient pas suffisants, ce qui serait tout de même étonnant ! :D:D:D

Et n’oublions pas la musique, la musique que j’adore et qui me met en condition avant de me rendre sur le stade de départ :

3H40. Le sac est contrôlé, je rentre dans le sas de départ et je perçois déjà un truc bizarre qui me coule sur le bras, une sensation étrange d’humidité sur le T-shirt !!!!

Première surprise : l’un de mes bidons est percé d’un micro-trou et l’eau pétillante jaillit en un très fin filet qui m’arrose gentiment…

Lapreuve en image : à 1 minute et 27 secondes de la vidéo suivante, observez cet air incrédule qui apparaît sur mon visage... Je découvre avec stupéfaction que mon bidon est percé !:eek::eek::eek:



Bon, pas grave, je transferts l’eau dans une petite bouteille que j’avais prévu en supplément et mets le bidon dans mon sac à dos… GRRR ! ça commence fort.

Allez, on se recentre un peu. Bientôt, la musique fuse des enceintes, le feu d’artifice est lancé et les immenses lettres L’INFERNAL sont enflammées. Puis c’est parti, 4h00 du matin à peine passées.

[​IMG]

Je vous renvoie à la vidéo précédente pour visionner le départ….

Départ que je prends très cool. On n’est pas pressé : la route va être longue, il va faire extrêmement chaud, le terrain va être terrible ! Il faut donc rester sage sur les 100 premiers kilomètres. On a tout le temps de s’énerver plus tard !

D’ailleurs, les énervés, eux, sont déjà loin devant ! trois coureurs se détachent du peloton et cavalent en tête loin devant tout le monde. Je ne sais pas de qui il s’agit mais ces trois-là ont l’air bien pressés. Il faut dire que l’épreuve fait office de support d’une manche de l’Ultra Mountain National Tour, une sorte de championnat de France d’ultra-trail et il y a donc des gens qui sont là avec de grandes ambitions !

A la sortie du stade des Perrey, l’écart entre les trois coureurs et le reste du monde est, paraît-il, énorme !

Tant mieux pour eux. Personnellement, j’adopte mon rythme pépère en balade « champignons » :D de départ de course. J’affine les réglages du sac et je m’assure que rien ne bouge, ce qui est bien le cas. Au centre du village de Saint Nabord, on quitte la route et on s’engage sur le chemin habituel de l’ancien parcours. Ça commence à grimper, les coureurs sont en file indienne, chacun prend son rythme. C’est fou car j’entends déjà certains coureurs souffler fort, presque être en souffrance dans ce début de première ascension…

La forêt et la nuit nous engloutissent. Voilà, l’excitation du départ est passée et je commence à baigner sereinement dans la torpeur des premiers kilomètres, torpeur amplifiée par la chaleur ! Le speaker avait annoncé 18°C sur la ligne de départ, ce qui est pas mal du tout pour un 9 septembre à 4h00 du matin !

Une longue file indienne de frontales s’est formée. C’est chouette… Il fait chaud, on est bien. :cool::cool::cool:

Après quelques kilomètres, un premier cafouillage a lieu : on passe sous une sorte de falaise derrière laquelle le balisage a disparu. Le groupe dont je fais partie monte au sommet, fait des tours et des contours pour redescendre de l’autre côté alors qu’un groupe de coureurs déboule tout droit sans même avoir vu la-dite falaise ! o_O

Pas grave ! l’important est d’être sur le bon chemin et d’avoir retrouvé le balisage !

Mais tiens, à propos, sommes-nous sur le bon chemin ? :eek:

J’ai en moi une espèce de sensation bizarre. La sensation qu’après un peu plus d’une heure de course, on a plutôt tendance à tourner en rond. Même si le balisage est parfait, ce sentiment étrange de faire une boucle ne me quitte pas. Puis j’avais entendu parler d’une passerelle au-dessus de la Moselle peu après le départ or nous courons depuis un bon moment déjà et de passerelle… point vu ! :(

Etrange ! Bizarre ! Bizarre ? vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre ?

Un long passage dans la boue m’agace passablement. Mince alors on a à peine fait 10 bornes et on a déjà les pieds trempés et de la gadoue plein les chaussettes ! GRRRR ! :mad:

Puis soudain, j’ai comme une espèce de boule au ventre qui apparaît : nous traversons une petite route et un panneau indique « Remiremont 1Km »….o_O ARGGGHHHH !
Qu’est-ce que c’est que ça ? Trois cents mètres plus loin, un groupe de coureurs arrivent en face de mon propre groupe et là, stupéfaction !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! o_Oo_Oo_Oo_Oo_O
Horreur malheur !!!!!!!!!!!!!!!!!!! :eek::eek::eek::eek:
Enfer et damnation !!!!!!!!!!!!!!!!!!! :eek::eek::eek::eek:
Saperlipopette !!!!!!!!!!!!!!!!!! o_Oo_Oo_Oo_O

Nous sommes à l’entrée du stade des Perrey !!!!!!!!!!!! :eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O

Hé oui, nous venons de courir 12,5 km selon les GPS des uns et des autres et nous sommes revenus…. Au point de départ !
:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O

HHHHHHHHHHHHHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O:eek:o_O

C’est le coup de bambou, le coup de massue, le cou de girafe !
Sacrebleu !
Ça discute à droite et à gauche, ça jacasse, chacun se demandant ce qu’il doit faire. D’autres coureurs arrivent encore par le même chemin… nous ne sommes donc pas les seuls avoir pataugé dans la semoule.

D’un commun accord, nous décidons de retourner jusque sur la ligne de départ où nous arrivons sous l’œil médusé – et surtout désespéré ! – des organisateurs ! :D

Mais la solution est trouvée instantanément ! Et là, on ne peut que féliciter Stéphane Hairaye et toute son équipe de bénévoles qui font preuve d'un incroyable professionnalisme : En quelques dizaines de minutes, un convoi de plusieurs véhicules est formé et tous les coureurs perdus (58 au total !) sont ramenés sur le parcours normal, aux environs du dixième kilomètre. On a perdu du temps, on a fait plus de kilomètres (mais moins de dénivelé paraît-il !) mais nous voilà enfin sur le bon sentier ! :cool:

Alors que s’est-il passé au juste ?

Visiblement, l’explication est très simple : pour bien comprendre, il faut revenir au tout début de la course. Rappelez-vous ! Le départ est lancé et trois coureurs se retrouvent très vite loin devant tout le monde. Le quad (j’ai aussi entendu dire « la voiture de police » mais pour être honnête, je ne sais pas qui était devant !) qui ouvre la course sur les tous premiers kilomètres avance au rythme de ces trois hommes-là, c’est à dire très vite. Le quatrième coureur est lui-même distancé mais comme il connaît l’ancien parcours, il n’hésite pas une seconde à grimper dans la colline en arrivant au centre de St-Nabord. Il n’hésite pas car il y a bien un balisage mais qui jalonne le parcours du 12 km qui aura lieu trois jours plus tard…

Le 200 km, lui, va tout droit ! Encore fallait-il le savoir… o_O

Tout ceux qui arrivent derrière s’engagent donc dans cette fausse direction sans même se poser une question ! Et d’ailleurs, pourquoi se poser une question puisque le balisage est excellent et que le chemin est bien connu des anciens coureurs de l’Infernal…

Pour ma part, je suis en compagnie d’une petite dizaine de personnes, dans le grand camion du propriétaire du magasin Running Conseil de Remiremont. Je suis assis à peu près au centre du véhicule, directement sur la tôle, ballotté dans les nombreux virages. Je sens le froid m’envahir et, peu à peu, les muscles des jambes se crispent et commencent à tétaniser. J’ai même envie de vomir….

Lorsque je sors du véhicule, je suis à deux doigts de déposer mon dossard… Et puis non, ce serait vraiment stupide ! J’enfile mes manchettes cyclistes, je colle les mains dans le dos et me mets à marcher tranquillement, dans le halo lumineux de ma frontale. Il y a un million de coureurs devant moi, j’ai les jambes raides comme deux branches de bois mort, j’ai froid et le moral est dans les chaussettes.

Il me faudra environ une heure pour commencer à me sentir mieux….

Merci de m'avoir lu jusque-là !

L'épisode 2 est en ligne ICI
You need to be logged in to comment