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l'endurance trail des templiers

Publié par Raymond B. (FRA 038) dans le blog Raymond B. (FRA 038). Nombre de vue: 825

L’année s’achève par l’endurance trail. Le parcours est de toute beauté, les bénévoles sympathiques, les ravitos bien garnis et les coureurs avides de km. Ils seront bien pourvus, un terrain roulant à souhait avec quelques portions très techniques. Le kilométrage est donné pour 106 km mais sur les garmin beaucoup se retrouvent avec 114 -115 km .

Pas grave quand on aime on ne compte pas mais pour cela faut il encore avoir l’entraînement nécessaire or justement en cette fin de saison un dossard m’a été rétrocédé par Sébastien et je l’en remercie, mais 30km de cap par semaine, ça ne pèse pas lourd pour aller jouer dans la cour des grands. Heureusement, les barrières horaires sont larges.

Départ à 4h du mat par une température clémente. La météo annonçait -2°, mais en fait il ne faisait pas très froid. Les kg en trop sont précieux dans ce contexte. Je prends le départ sans veste. Elle restera tout le long de la course dans le sac car comme prévue, à l’aube, le soleil pointe le bout de son nez et ne nous quittera plus jusqu’au coucher.

Au départ, je cherche désespérément les membres du team. Pas doué pour ce jeu là, alors les yeux à peine écarquillés à 4h du mat, je n’ai rencontré personne. Si, Cécile et Bruno. Ils sont là pour récolter des fonds pour leur association « courir pour le népal ». Le départ est donné sous le son d’era, machine bien huilée d’une course qui est la dernière de la saison.

Je me sens bien dans les premiers hectomètres. Je mets en place une stratégie simple : partir dans le milieu du paquet et tenir la cadence jusqu’au premier ravitaillement. Puis je finis en gérant les montées en marchant, les descentes cool. Je n’ai pas fait d’entraînement de cap la nuit depuis la saintélyon 2010 mais l’adaptation se fait très vite et je suis à l’aise. Comme je n’ai pas pris de cardio, je pars sur un bon rythme, sans m’exploser. Au bout de 36 km, j’avais près d’1h50 d’avance sur les barrières horaires, il ne me restait plus qu’à gérer.

La suite, ce n’est qu’une suite de relance car comme je sais que je n’ai pas la préparation adéquate, je n’ai pas le choix. Je dois le faire à l’économie et surtout maîtriser mes ardeurs. Les trails courus tout le long de la saison m’ont appris à être patient et le seul adversaire à vaincre c’est moi-même. Donc qu’importe les coureurs qui me doublent, je les retrouve souvent un peu plus tard bien mal en point.

Je profite de cette belle journée pour m’émerveiller du paysage le parcours est superbe, très roulant par endroit et les montées, quoique quelquefois très abruptes, ne sont pas très longues. 600m de d+ à tout casser. En prenant un rythme régulier, il est possible de monter rapidement sans s’exploser. Idem pour les descente qui requièrent un peu d’habilité. Je m’appuie sur les batons afin de ne pas exploser les genoux.

Bruno me rejoint et nous faisons un bout de chemin ensemble, j’apprend que Cécile a abandonné car elle n’arrivait pas à s’alimenter et à s’hydrater. Pas mal commence à coincer autour de moi mais j’arrive à dérouler encore et encore. Je ne me pose pas de question, je garde toujours la même stratégie et au final j’arrive encore à courir . Je finis cet ultra relax, sans douleur contrairement à beaucoup qui sont au bout du rouleau. C’est de bonne guerre, j’ai été prévenu que le kilométrage était un peu olé olé, mais comme je ne connaissais pas le terrain et vu les quelques endroits hyper techniques rencontrés, je savais qu’il fallait que j’en garde jusqu’au bout. J’arrive avec le sentiment du devoir accompli mais aucunes émotions, c’était une jolie rando-course avec de belles rencontres et beaucoup de plaisir.

Quelques heures après, je me rends au stand raidlight où je m’entretiens avec Clément, je rencontre aussi des traileurs qui avaient fait la petite trotte à Léon et avaient participé à la reco du TOE en juillet. Et Bruno qui a abandonné sur tendinite. Il a bien fait, car l’ultra trail est une discipline où il faut savoir se préserver sinon on se retrouve très vite sur la touche pendant de longs mois.

Le parcours vaut vraiment la peine de participer à cet ultra, mais je vous suggère d’être prêt car si vous êtes un peu au-delà de ce que vous pouvez faire le jour même vous allez tout droit au coup de mou et la galère peut aller très vite jusqu’à la mise hors course ou l'’abandon.

La saison est finie, repos 1 mois complet, je recommencerais la cap le week end du 19-20 novembre. D’ici là, cool cool avec le cœur dans différents sports.

Pièces jointes:

  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Dominique G. (FRA 074)
  • Frederic B. (FRA 069)
  • Tibo L. (FRA 038)
  • Raymond B. (FRA 038)
  • Raymond B. (FRA 038)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Raymond B. (FRA 038)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Joel A. (FRA 038)
  • Benoit L. (FRA 038) #3
  • Raymond B. (FRA 038)
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