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Sur le chemin de Compostelle - 2ème Jour

Publié par Sébastien S. (FRA 049) dans le blog Sébastien S. (FRA 049). Nombre de vue: 1089


Vendredi 11 juillet - St-Privat d’Allier -> Le Sauvage - 40km 1250d+ 838d-

Entre monts du Velay et plateau du Gévaudan, une grande descente, vous mènera à Monistrol d’Allier pour remonter sur les hauteurs de la Margeride. C’est ensuite un doux cheminement jusqu’à Saugues, capital du Gévaudan. Puis, vous effectuerez une magnifique traversée au cœur de la Margeride. Vous trouverez le repos dans une ancienne dormerie des Templiers, dans un site unique.

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La nuit ne m’a pas vu plonger profondément dans le sommeil tant je suis encore sur l’excitation d’être là. Les premiers pas au réveil sont toutefois la source d’une agréable surprise. Le pied n’est presque pas douloureux, pas plus que la veille en tout cas. Cela dit je suis à peine surpris. Je crois profondément aux ondes positives et ce chemin en regorge. Je ne serais même pas étonné qu’il guérisse mon pied.

Le temps lui est toujours aussi maussade mais je refuse de me laisser perturber par ça. Il y a seulement 48h, j’ai failli déclarer forfait alors je savoure chaque instant, humide ou pas. Et au risque de paraitre atteint de la cabasse, je n’ai même pas honte d’avouer que j’aime ce temps à crachin. La force de l'habitude peut être ? Quoi qu'il en soit, je ne dois pas être le seul car les sourires illuminent les visages de mes compagnons au moment de lancer cette nouvelle journée de balade.


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Les premiers kilomètres du jour se font sur une monotrace en forêt et je me régale car j’adore les odeurs et l’ambiance créée par la pluie. Le premier ravitaillement au kilomètre 7 à Monistrol-d'Allier est atteint en 40 minutes à peine sans avoir même eu l’impression d’être parti. Comme à mon habitude dorénavant, je reste quelques minutes à discuter et repars gentiment pour attaquer 500D+ en 4 kilomètres.

Physiquement je suis très bien et je ne peux pas m’empêcher de courir même si je sais que je ne rend pas service à mon pied. En haut de la bosse, forcément ça tire un peu mais je gère et ne chouine pas, d'autant plus que certains sont un peu plus chargés que moi.

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J’avance tranquillement mais avec le froid la dépense d’énergie est plus importante et je sens la faim poindre. Je me taperais bien quelques poulardes, veaux, rôtis et autres saucisses. C’est donc avec bonheur que j’arrive au ravitaillement du kilomètre 20 à Saugues où nos GO ont préparé, comme à leur habitude, une belle tablée tout à base de produits locaux et bio s’il vous plait !


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J’y reste près 20 minutes, le temps de me bâfrer deux copieuses assiettes de pâtes et autres gourmandises. Grave erreur mon garçon !

La remise en route, bloquée par la digestion, est plus que laborieuse. J’avance tant bien que mal et atteint le ravitaillement suivant au 27ème kilomètre toujours en pleine phase digestive. Nous sommes dans un refuge de pèlerins et tapons la discussion avec un randonneur qui se fait des tartines de fromages.


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Je refuse poliment son offre de le gouter car il risque de retourner aussi sec sur le chemin. Je ne traine pas trop pour ne pas me refroidir. Dorénavant la progression est rendue difficile par la pluie, le vent et le terrain gorgé d’eau. A quelques kilomètres de l’arrivée, je me retrouve nez à nez avec une vache sur le chemin.


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Je la regarde, elle me regarde, je la regarde, elle me regarde, bref on se regarde ambiance Far West. Je ne cligne pas des yeux et cours vers elle. Impressionnée par ma foulée légendaire, elle prend peur et détale sans demander son chemin. Non mais c’est qui le patron là !!

Calmé par cette rencontre impromptue, je termine sur un rythme de sénateur, fatigué par cette journée harassante et anticipant la suivante de 55km et 1000D+. L’arrivée au Sauvage, dans une ancienne dormerie des Templiers est quelque chose d’unique. Nous sommes au milieu de nulle part et le panorama est à tomber par terre.


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Le gite est de nouveau de grand qualité et nous sommes entre nous pour dévisser sur cette nouvelle journée d’errance. Le repas lui se fait dans une auberge attenante où nous nous régalons de produits locaux et où le responsable nous conte l'histoire de la bâtisse au fil des siècles.

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Rien de tel pour apprécier encore plus le lieu et réaliser à quel point nous sommes chanceux de nous retrouver ici. Il nous raconte aussi comme il a failli se faire tuer par une vache l'hiver dernier. j'ai affronté la mort et je ne le savais même pas :D

L’ambiance, elle, est de plus en plus conviviale. Nous sommes maintenant rentrés de plein pied dans notre aventure.

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