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TALC TALC, qui va là ?

Publié par Sébastien S. (FRA 049) dans le blog Sébastien S. (FRA 049). Nombre de vue: 707

"We choose to go to the moon. We choose to go to the moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard". JFK, 12/09/1962.

Attention ce blog s'adresse à des initiés. Les initiés barrés de la confrérie du TALC (Truc A La Con). Si toi pas savoir ce qu'est un TALC, bon déjà j'ai de la peine pour toi, mais ton cas n'est pas désespéré car, bonne poire que je suis, je t'offre l'opportunité d'éclairer ta lanterne en te redirigeant vers l'épisode précèdent qui explique ça mieux que bien : https://team.fr.raidlight.com/blogs-article/im-back.55225/


Récemment j'ai pris l'engagement que ma vie serait ardente. Inutile de revenir sur les circonstances en détail mais le départ d'un ami proche, Damien pour le nommer et l'honorer, y a fortement contribué. Et pour mettre un peu d'ardeur dans le moteur, rien de tel qu'un bon vieux TALC des familles. Qui plus est, j'ose la surenchère en annonçant un TALC TALC. Un double TALC, quoi ! C'est comme un double expresso mais avec du TALC dedans. Et le parfum du jour, c'est le TALC "Tu Accordes Les Cathédrales". Celle de Nantes et d'Angers présentement. C'est bien gentil tout ça mais elle chiffre à combien l'addition de ce double TALC ?

"Çi pô cher mon p'tit Monsieur. 110km çi ti suis la Loire à vélo. 10 de moins çi ti coupes au plus court".

Longtemps ai-je endossé le costumé de Ed l'épicier. Je n'y tiens plus. Alors va pour 110 même si je risque de me maudire quand sur la fin les kilomètres compteront triple. Mais je chéris la simplicité et suivre les panneaux indicateurs est encore ce qui me convient le mieux. Une aide précieuse pour lâcher prise. Bon et sinon comment est née cette idée à la con ?

Pour avoir vécu 16 ans à Nantes et être originaire d'Angers, lors de mes innombrables trajets en voiture entre ces deux villes, j'ai eu maintes fois l'occasion de voir surgir dans mon esprit tortueux, la pensée "J'me fais quand même bien chier dans ma voiture. Ç'serait pas plus sympa à pied ?". Ajoutez à cela que les cathédrales, ces lieux sacrés s'il en est, m'ont toujours permis de me relier à ma part divine. Ce sont des endroits qui me posent et me tiennent à cœur tant pour leur beauté intrinsèque que pour l'histoire qu'elles véhiculent. L'histoire de tous ces humains qui ont sué sang et eau pour contribuer à les ériger et nous transmettre par delà les siècles des traces d'une époque révolue. Mélangez, secouez et voilà comment une bulle se forme. Celle-ci, je l'ai longtemps repoussée sous prétexte que je n'avais pas le temps, que ce n'était pas raisonnable, que ça n'avait pas de sens, etc. Et puis un jour j'ai du me rendre à l'évidence. Ça grattait trop. Alors j'ai pris le chantier à bras le corps.

Ma préparation aura été faite à la sensation. Cela fait trois ans que j'ai abandonné l'idée de suivre un plan ou d'accrocher une montre à mon poignet. Ça m'encombre et je ne veux plus courir encombré. Je ne veux plus non plus courir sur la fatigue pour progresser. Je cours quand j'en ai envie, comme je le sens, le ressens. De préférence le matin à jeun au lever du soleil. Je ne me lasse pas de goûter la qualité du silence à cette heure où la nuit se fait prier par le jour d'aller se coucher. Corollaire de cette façon de faire, je ne sais pas vraiment où je me situe physiquement mais je m'en fous. Je verrais bien sur le moment. "A l'arrache" comme savait si bien l'entreprendre mon gars Damien, expert certifié en arrachitude (sic). La vérité c'est que je reste encore un novice à ce niveau-là. Saumur-Angers au début de l'été et un mois à Chamonix, ponctuées de balades diverses et variées, m'ont apportés la confiance nécessaire et suffisante pour passer le feu au vert mais pas la garantie de courir jusqu'au bout. Sur un format ultra je ne l'aurai jamais et c'est bien ce qui rend la chose si excitante.

A ceux qui se demandent à quoi ça rime ce genre de conneries, je n'ai pas de réponses toutes faites. Juste dire que ça fait sens pour moi. C'est gratuit. Je le fais pour rien si ce n'est dire qui je suis et qui j'ai envie d'être. Et pour célébrer la vie qui coule en moi. Ces mots attrapés sur un mur à Chamonix il y a quelques années continuent de résonner pleinement avec mon être et n'ont de cesse de m'accompagner au fil du temps qui passe.

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J'ai longtemps porté en moi la crainte du piano qui allait me tomber sur le coin de la tronche. Comme une menace latente et sournoise, prête à fondre sur moi. Alors je jouais la sécurité en contrôlant au temps que faire se peut les conditions de mon existence. En procédant ainsi j'ai nourri et alimenté la croyance d'être craintif, peureux et casanier. Je ne vis pas dans le passé, je ne sais pas faire. Je n'ai pas de mémoire. Je ne sais qu'avancer mais si je prends le temps de me retourner un instant sur mon parcours, je ne peux que constater que cette croyance est sans fondement. Même si je ne suis pas parti au fin fond de la jungle amazonienne, j'ai quand même vécu des expériences me sortant de ma zone de confort. Quitter mon travail, abandonner la quasi totalité de mes biens, partir deux mois sur le chemin de Compostelle, deux mois en Inde, six mois dans un centre de méditation, etc. Et ceci a été rendu possible par la politique des petits pas. Je n'ai pas tout bouleversé du jour au lendemain. J'aime à dire que la joie est mon aiguillon, la boussole qui m'aide à choisir la direction vers laquelle orienter mes pas. Mais la peur est aussi un indicateur fort puissant. Non la peur qui paralyse mais celle qui excite, celle qui fait dire "j'aimerais bien le faire mais je ne crois pas en être capable". De mon expérience, quand elle surgit c'est justement vers elle qu'il faut aller car c'est en la transcendant , qu'une chance de grandir, de s'épanouir sera offerte.



Entendons-nous bien. Je ne parle ici que de course à pied. Ça n'est pas un exploit, une aventure au long cours ou une fable à raconter aux enfants au coin de feu. C'est simplement une journée au cours de laquelle je m'accorde la possibilité de sortir un tant soit peu de ma zone de confort et de me confronter à quelques menus difficultés. Je ne cherche pas la reconnaissance mais la connaissance. Connaissance de moi-même avant tout. Et cette connaissance passe par l'expérience. Plus j'expérimente, mieux je me connais et plus je suis heureux. Je ne vous demande pas de croire ce que j'affirme. Cela ne peut être uniquement une compréhension intellectuelle. Cela demande à être vécu. Seulement ainsi cela peut-il s'intégrer dans sa vie et porter ses fruits. Quand je dis "je ne cherche pas la reconnaissance", ceci n'est pas tout à faire exact. La reconnaissance m'est toujours nécessaire et je crois qu'il en sera toujours ainsi. Je suis un être de lien. Pour accéder à moi-même je passe par l'autre. Il est un canal. Ce que je lui donne me revient. Dès lors, je me nourris d'échanges. J'ai besoin d'aimer et d'être aimé. Et aussi d'être reconnu par mes semblables. Mais cette soif de reconnaissance, tellement précieuse fût un temps est bien moins vivace aujourd'hui. J'ai appris à m'abreuver à cette source inépuisable qui coulent à l'intérieur de moi-même. C'est une des raisons pour laquelle je ne cours plus en compétition dans une logique de performance. Accrocher un dossard, participer à des épreuves en communauté, partager me tente de nouveau mais plus dans l'objectif de briller. Car cela s'accompagne de contraintes au quotidien que je n'ai plus à cœur d'affronter. Je laisse bien volontiers les spotlights et les ramasse poussièresà la génération suivante.

L'avant-veille sur les coups de 20h30 après une journée chaude comme les braises telle que celle qui m'attend, je me fais la réflexion que d'ici 48h, si tout va bien, je serais en train de franchir la porte de la maison. En partant vers 7h30 c'est à peu près le temps que j'escompte. Cette réflexion soudaine déclenche en moi un petit stress. "Euh ça va être un peu long quand même ? En suis-je bien capable ? Est-ce que j'ai ça en moi ? Vais-je tenir physiquement, supporter la faim, la soif, la douleur, l'inconfort ? Arhhhhhg". Ce petit moment de flippe s'accompagne étrangement d'un frisson d'excitation et d'une infinie curiosité. Pas de doute Messieurs Dames, selon les termes du contrat, c'est bel et bien un TALC que nous avons là ! Hip hip hourra !!!

Le dimanche est consacré à du repos, à la recharge des réserves glucidiques (aka la grosse bouffe) et à la préparation mentale indispensable face à ce type de connerie. Ce n'est pas pendant qu'il faudra trouver les réponses aux questions qui vont inévitablement surgir. Les clés doivent avoir été trouvées avant et être à disposition pour être ressorties au moment opportun. Je ne vous fais pas un cours là-dessus, c'est à chacun de trouver sa formule magique qui de toute façon évolue en permanence. Bon, moi c'est pas du jeu parce que j'ai un joker dans ma manche pour m'aider dans les moments les plus délicats, ceux du "Que fous-je là ?". La barbe et la visière n'étant pas les uniques choses que nous avions en commun avec mon joker préféré. "Avoir un bon copain, voilà c'qui y a d'meilleur au monde ...".

"Qu'as-tu donc dans ton panier ? Du fromage, du fromage. Qu'as-tu donc dans ton panier ? du fromage de chez Morel!".




Et bah même pas de fromage dis donc. Voyons voir. Voici donc le moment attendu par toutes les fines bouches, fan de Top Chef. Le panier repas. Dans un premier temps, il fût plus conséquent avec deux purées de patate douce, des galettes de sarrasin tartinées d'avocat et autres douceurs représentant un poids indécent. J'ai voulu tenter une approche un peu plus minimaliste sans être extrémiste. Ce qui a quand même coûté sa place à Miguelito laissé au placard au profit de son petit frère Miguelitoto. Un petit sac veste avec juste de quoi mettre les quelques bricoles suivantes :
  • 2 bouteilles de 50cl avec du citron et du sirop d'agave
  • 4 petites barres maisons
  • Une purée de patate douce et avocat écrasé
  • 2 barres céréales
  • 1 gel en cas de coup dur
  • 1 pain essène au sarrasin de 100g
  • Quelques noix du Brésil
  • Téléphone pour les photos
  • 20 balles
Poids total de Miguelitoto ? 2,5 kilos tout compris. C'est acceptable votre honneur. La veille au soir, je mets le tout au frigo pour être prêt à être mis sur le dos. Excepté le téléphone quand même. Pas si con que ça le gars. La veillée d'armes est un des moments que je chéris particulièrement. Quand tout a été mis en place et qu'il n'y a plus qu'à vivre le truc. Je m'endors du sommeil du juste.

Lundi matin, le réveil sonne à 5h30. Tel un automate je m'habille, prends mon petit déjeuner et me dirige à pas compté vers la gare où je rejoins la cohorte des travailleurs pour monter, café en main, dans le TER de 6h32. Dans le train, la nuit sévit, la lune s'affiche fièrement et moi je me fais dessus. Je ne suis pas bien réveillé, les muscles sont durs et la montagne à gravir me semble bien haute pour le petit bonhomme que je suis. Garder confiance, accueillir ce qui vient et se dire que tout est toujours pour le mieux. Je respire profondément plusieurs fois. Ça m'apaise. Je mesure la chance qui m'est offerte de m'embarquer dans cette balade. Quoi qu'il se passe, je suis un privilégié et je me dois de garder ça en tête. J'irai aussi loin que mes jambes voudront bien me porter sans risquer la blessure qui me priverait de la joie quasi-quotidienne de débuter ma journée en courant.

Autant la veille c'est plaisant, autant le matin c'est pesant. Des peurs surgissent. Peur de l'échec, de ne pas être à la hauteur, de souffrir inutilement. Je n'ai qu'une hâte, me mettre en mouvement. Le trajet me semble interminable. Arrivée à la gare, je me dirige sans attendre vers la cathédrale Saint Pierre. L'heure matinale ne me permet pas de m'y recueillir mais je prends un temps sur le parvis pour célébrer le moment. Je ne tiens pas à banaliser ce qui m'attend. Le chantier est important, c'est une évidence. Ceci accomplit, 7h30, que la fête commence.

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Le jour se lève à peine, les couleurs sont somptueuses mais je n'ai pas la présence d'esprit de prendre des photos. Le mental charge déjà comme un taureau. Je connais parfaitement ce mécanisme en moi. Tant que la mi-course n'est pas passée, ça râle intérieurement. Le souci cette fois-ci, c'est que je pressens avoir atteint les limites de mon entrainement de touriste sans préparation à l'allure spécifique. Au bout de 10km à peine, alors que je devrais être à l'aise, facile, je suis déjà dans le dur musculairement, ce qui ne présage de rien de bon. Je pense à Mike Horn en train de traverser la jungle amazonienne à coup de machettes pendant des mois et ça calme un peu la bête pour un temps. J'ai un mal fou à prendre du plaisir ce qui est mon moteur principal. Une déviation impromptue m'oblige à prendre de la hauteur et à met mes cuisses à l'ouvrage mais la vue proposée récompense cet effort inattendu.

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A Oudon, malgré le black-out instauré sur les communications, un SMS d'une belle âme me parvient "Prends un peu de temps. Je pense que tu es armé pour ce type d'efforts". L'effet est immédiat. Le mental se prend un taquet en plein tronche. Il est séché net. Il gît à mes pieds, un air hagard sur le visage. Preuve si il en est, à peine une centaine de mètres plus loin, je croise le panneau "Angers 76". Loin de me déprimer, cela déclenche en moi un éclat de rire spontané. Bon, au moins suis-je dans la bonne direction !

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A Ancenis, après 40km, les muscles sont de plus en plus durs. Aussi étrange que cela puisse paraître, je n'ai pas l'habitude d'avoir mal aux jambes. Bien préparé j'ai pu faire des courses de 100km sans inconfort de ce côté-là. Et je vous assure que c'est infiniment plaisant. Certainement plus que ce que je ressens à 62km de l'arrivée. La chaleur fait son apparition pour corser un peu plus l'addition. Pas un nuage à l'horizon pour tempérer la punition. Et pourtant à ce moment-là, je ne me désunis pas. Je suis plutôt chat mais je sais être un chien si nécessaire. Je ne lâche rien. Je n'ai pas le droit. Je cours pour ceux pour qui ne le peuvent pas, ceux qui ne sont plus là. Je cours comme si demain n'existe pas.



A mi-parcours la difficulté grimpe encore d'un cran. Sous le cagnard m'attendent des kilomètres d'une ligne droite interminable sur les bords d'une départementale. Y souffle comme un air de purgatoire.

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Tant bien que mal, j'en viens à bout pour tomber face au panneau "Angers 42". Un marathon. Il pique celui-là. Disons les choses clairement, j'en ai un peu marre. Mais je ne laisse pas cette pensée m'envahir. La méditation, c'est la pratique de l'attention. Je suis donc en méditation continue puisque j'ai conscience de chacun de mes pas. Un pas après l'autre. Et chaque pas me coûte car la douleur est ma fidèle compagne depuis le début. Mais j'essaie de trouver un espace de paix en moi pour faire corps avec cette douleur. Je ne m'évade pas. C'est plus la chaleur qui me pèse car elle m'écrase. Elle m'oblige à des pauses de plus en plus fréquentes. Chaque point d'eau est mis à profit pour faire baisser ma température corporelle. Malgré mon envie intense de m'arrêter, je ne me l'autorise pas. J'ai dû m’asseoir cinq minutes en tout et pour tout. J'accueille avec humilité que je ne suis plus celui que j'ai été mais je remercie mon corps de m'emmener aussi loin.

Passé 14-15h je ne m'alimente plus. Je n'en ressens plus le besoin. Il me restera deux barres maisons et demi, les deux barres de céréales et le gel qui n'auront fait que de se balader. En fin d'après-midi la chaleur diminue mais mon rythme aussi. Je vais courir tout du long mais je m'accorde parfois quelques mètres à la marche quand l'inconfort est par trop grand. Je ne me projette pas. Je vise un village après l'autre. Chalonnes-sur-Loire, La Possonnière, Savennières, Bouchemaine. Et voilà, le prochain c'est Angers. Je fais mon entrée par le lac de Maine envahit par les coureurs de tous bords ravis de prendre l'air après leur journée de travail. Au moment où j'entends sonner sept coups à une église, la cathédrale Saint Maurice apparaît.

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Je suis amoureux fou de cette vue. C'est un endroit où je ne me lasse jamais d'aller et qui maintenant aura une saveur encore plus délicieuse.

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Je décide de marcher pour savourer l'instant. Correction, je décide de marcher car je ne peux plus faire autrement. La chaleur me rattrape sans prévenir. D'ailleurs je dois me poser un instant. J'accuse le coup. Je vais mettre 15 minutes à rejoindre la cathédrale comme une âme en peine. Pour être honnête, j'ai du mal à apprécier le moment. Cela viendra plus tard. En attendant, je mobilise mes dernières forces pour monter les marches et rentrer dans la cathédrale allumer une veilleuse en signe de gratitude.

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Je rentre tant bien que mal à la maison et la douche glacée m'apporte un réconfort incroyable. Il en faut peu parfois. Avec la satisfaction du devoir accomplit, je m'endors comme un bienheureux. La nuit est réparatrice et le lendemain je me réveille en bonne santé même si évidemment ça tire un peu, je suis raide et la descente des escaliers est un sketch. Mais deux jours après les stigmates sont infimes, preuve de la capacité du corps à encaisser ce type d'efforts. Je peux enfin mesurer ce que j'ai vécu. La leçon est très claire pour moi. Le plaisir avant tout. Donc si je ne suis pas à même d'avoir un entrainement cadré, autant oublier ce type de défi. J'ai trop subi pour que ce soit plaisant. Je mets en veilleuse les autres projets qui devaient suivre pour voir comment je réagis et laisser monter de nouveau l'envie. Mais j'y reviendrai car aucune de ces journées TALC n'est anodine. Elles m'accompagnent par la suite et me reviennent en cas de difficulté au quotidien pour m'apporter leur aide précieuse. Expérimenter que tout est impermanent, que rien ne dure et constater à quelle vitesse l'inconfort et la lassitude peuvent se dissoudre. "Cela aussi passera". Et puis ça sera toujours l'occasion de faire le malin à la maison de retraite. "
Ouais, bah moi j'ai fait Nantes-Angers à pied. Qu'est-ce que tu dis de ça René ?".

Mais avant cela, pour célébrer, je m'offre en cadeau ma bière préférée, celle des grandes occasions et qui me semble parfaitement appropriée pour célébrer cette journée peu ordinaire. Putain que c'est bon d'être en vie. Santé les amis !


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Pièces jointes:

  • Charles D. (FRA 081)
  • Sébastien B. (FRA 065)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Cyrille L. (FRA 022)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Cyrille L. (FRA 022)
  • Franck A. (FRA 070)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Freddy B. (FRA 085) #3
  • Yann L. (FRA 064)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Vincent L. (CAN H2J2R1)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Freddy B. (FRA 085) #3
  • Charles D. (FRA 081)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Luc B. (FRA 013)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Luc B. (FRA 013)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Freddy B. (FRA 085) #3
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Cyrille L. (FRA 022)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Charles D. (FRA 081)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Freddy B. (FRA 085) #3
  • Yann L. (FRA 064)
  • Sébastien S. (FRA 049)
  • Charles D. (FRA 081)
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